Magical Story
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Shushu
Un tant soit peu trop sensible
Slashing Adept
   Posté le 17-12-2005 à 15:00:38   Voir le profil de Shushu (Offline)   http://hallucinations.site.voila.fr/   Envoyer un message privé à Shushu   

Cette histoire raconte la vie d'Alia sur son ancien monde, avant son arrivée sur le Luastria. Ce récit vous permettra de son comprendre son caractère complexe que j'ai détaillé dans sa présentation.


~Une simple histoire ?? Non l'histoire d'un pays d'un peuple, de la famille qui règne mais surtout de sa princesse, héritière d'une longue lignée, portant le nom de la toute première reine. Elle se retrouve dans un cercle vicieux d'où elle ne pense jamais s'échapper. Jusqu'au jour ou...~

Prologue: Le Commencement d'un Règne Eternel

Kandra petite planète, loin de notre système solaire, ravagée par des créatures vivant dans les forêts qui occupent les neufs dixièmes de la planète, ces créatures appelés communément créatures de l'ombre. En effet ces créatures ne supportent pas la lumière d'où leur contraire les fées de la lumière, ces êtres qui tentèrent en vain de sauver Kandra...

Leur guerre durait depuis des siècles, mais les fées de lumières avaient toujours l'avantage. Elles étaient belles a proprement dit. Elle avait de longs cheveux tels des fins fils d'or, des yeux de la couleur des mers azures et elle avaient dans leur dos une longue paire d'ailes de papillon. Autour de l'être, on pouvait voir une aura lumineuse qui les avantageait dans leur combat. Mais la guerre faisait rage et la descendance des fées ne vivait plus aussi longtemps. Leur seul espoir : trouver des êtres vivants capables de les repousser... Les Hommes.

La souveraine des fées en avait entendu parler. Ces êtres vivant, vivant sur la plupart des autres mondes. Elle connaissait l'existence des autres planètes dans le Prismandalé plus connu sous le nom d'Univers. A l'aide de ses connaissances, de son pouvoir et de celui de ses congénères, elles recréèrent les hommes à leur image. Il savait utiliser la magie des fées, celle qu'elles tiraient au plus profond de leur être.

Grâce aux hommes les créatures de l'ombre furent repoussées hors de ceux petit bout de terre que les fées avaient pu sauver. Elle était isolée des forêts mortes, le lieu de vie des créatures de l'ombre avec les montagnes de Berkana qui l'entourait telles des remparts. Cette terre avait le nom de Schiwer en la mémoire de la souveraine des fées qui avait offert sa vie pour récréer les hommes et sauver Kandra.

Shiwer était divisée en six terres, toutes les unes plus riches que les autres. Elles avaient pour nom Raidhaz, Naudhaz, Eiwhaz, Elwaz, Ingwhaz et Teiwhaz. La capitale Merendio se trouvait sur la terre de Teiwhaz, celle qui était la plus près de la forêt d'argent, là où les fées étaient parties s'installer à la fin de la guerre.

Malgré tous leurs efforts, une ombre persistait au tableau. Après s'être unis contre les créatures de l'ombre, les hommes se battaient à présent entre eux, hommes, femmes et enfant, aucun n'échappait à cette soif de sang et de batailles. Dans un dernier recours les fées sacrifièrent leur vie pour créer un être unique qui pourrait régner sur eux, lui et sa descendance, qui saurait les émouvoir avec sa fragilité, sa tendresse et surtout avec son amour.

Elles créèrent la première reine de la longue lignée des Escanor. Elles l'avaient crée un peu comme leur enfant. En elle coulait la magie de la terre de Kandra. Ainsi le temps dépendrait de son humeur et son état. L'enfant crée avait l'apparence d'une enfant âgée de huit ans. Elle était belle. Elle ressemblait aux fées de la lumière mais elle avait des différences qui la rendaient humaine. Ses cheveux étaient longs et de couleur argentée tout comme ses yeux d'un gris acier, dans lesquels se reflétait toute la douceur du monde. Contrairement aux fées elle n'avait pas d'ailes.

La paix fut vite rétablit et la petite fille régna alors d'une main de maître sur Schiwer. Les humains s'étaient tous inclinés devant elle. Une nouvelle page venait d'être tournée sur Kandra et la famille Escanor commençait son règne avec la petit Alia...

Message édité le 19-12-2005 à 12:13:41 par Shushu


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Mon thème
Personnage RP : Alia

Kitsune
L'homme croit ce qu'il désire....
Portesprit Mugissant
   Posté le 25-12-2005 à 15:53:39   Voir le profil de Kitsune (Offline)   Envoyer un message privé à Kitsune   

J'aime bien


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Perso RP:Hikaru Kyo


Shushu
Un tant soit peu trop sensible
Slashing Adept
   Posté le 25-12-2005 à 15:58:05   Voir le profil de Shushu (Offline)   http://hallucinations.site.voila.fr/   Envoyer un message privé à Shushu   

Merci Kitsu ^^
je vais essayer de poster vite la suite ^^


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Personnage RP : Alia

Shushu
Un tant soit peu trop sensible
Slashing Adept
   Posté le 27-12-2005 à 16:14:39   Voir le profil de Shushu (Offline)   http://hallucinations.site.voila.fr/   Envoyer un message privé à Shushu   

Chapitre 1: Confiance Aveugle.

2 millénaires après.

Aliandra soufflait et ahanait tout en frappant d'estoc et de taille le solide poteau de chêne planté à l'un des angles de la cour, sous l'œil attentif et sévère de son frère de lait Romaric. L'épée qu'elle tenait à deux mains était lourde et ses épaules endolories. La sueur coulait sur la tunique courte d'un rouge flamboyant qu'elle portait, et ses longs cheveux couleur argent étaient trempés.
-Tu peux arrêter maintenant Alia et aller te reposer dit le jeune garçon.
-Je ne suis pas fatiguée, Romaric !! Protesta la fillette.
-Peux être mais tu dois aller te reposer car dans une heure tu as une leçon d'équitation. N'oublie pas de nettoyer et ranger ton épée avant d'aller te laver.

Aliandra était nommée par tous Alia. D'un soupir elle céda la place avant de se diriger vers un banc de la cour où étaient posées ses affaires et s'assit en grimaçant. Heureusement que Romaric lui avait dit d'arrêter : cinq minutes de plus et elle se serait effondrée pour de bon ! Posa l'épée en travers sur ses genoux et soupira en regardant son cousin manier l'épée aisément.

Elle l'appelait toujours ainsi par rapport aux liens qui les unissaient. Ils avaient été élevés ensemble et ils s'entendaient merveilleusement bien. Romaric avait quatre ans de plus qu'elle. Il avait dix-sept ans ce qui en faisait treize pour Alia. Le jeune homme était d'assez grande taille et blond. Ses cheveux étaient ondulés et retombaient sur ses larges épaules. La plupart du temps il portait une tunique courte de couleur noire et bordé d'argent qui mettait en valeur son corps musclé. Il devait devenir seigneur de Raidhaz, une terre adjacente à Teiwhaz berceau de Schiwer.

La plupart des futurs chevaliers au titre d'Ecuyers et les futurs seigneurs vivaient à Merendio pour leur apprentissage. Alia avait décidé de se joindre à eux pour apprendre l'art difficile du combat. Elle suivait donc des cours de Politique, Géographie et Histoire du pays le matin et son après-midi était consacrée à l'entraînement au maniement des armes et à l'équitation.

Alia secoua la tête et resserra les mains autour de l'épée trop grande pour elle. Malgré cela elle posa un regard confiant sur la lame en acier bleuté. Cette épée qu'on lui prêtait si souvent lui servirait bien un jour. Elle attrapa un chiffon de feutre et s'appliqua à nettoyer consciencieusement la lame. Un bruit de botte attira son attention et la tira de son travail appliqué. C'était l'un des chevaliers de garde au château qui s'avançait vers elle.
-Majesté ! L'appela-t-il d'une voix forte. Il y a quelqu'un qui veut vous voir à la salle d'arme.

La jeune fille fronça les sourcils. Qui cela pouvait-il être ? Intriguée, Alia rangea l'épée dans son fourreau, prit sa cape posée à côté d'elle et tout en nouant ses cheveux rapidement en une tresse assez grossière, elle marcha vers la porte massive qui donnait sur le hall du château.

La princesse se dirigea vers la salle d'armes qui se trouvait au sous–sol, descendant les marches rapidement. Lorsqu'elle arriva enfin à la salle, un groupe de futurs chevaliers pénétra bruyamment dans la salle d'armes juste derrière elle. A leur air farouche, Alia devina qu'ils ne lui voulaient pas du bien.

L'un des garçons sûr de lui, s'avança vers Alia. Un sourire ironique aux lèvres, il la toisa du regard.
-Majesté, commença-t-il d'un ton mielleux, tu vas nous prouver ce que vaut le sang royal…Hein douce Alia !
Puis il se retourna vers les quatre autres qui ricanèrent. Ils se tenait les bras croisés, près de la porte, comme des gardes du corps.

Le jeune homme qui avait parlé s'appelait Geoffroy. Un garçon assez grand, aussi blond que Romaric et du même âge que lui. Sa chemise largement ouverte, laissait voir une musculature imposante. Si elle s'en rappelait bien, pas mal de servantes avait fini dans son lit. De toutes évidences ce garçon était un étalon pas un amant, vu le corps meurtri des femmes qui avaient été sa conquête.

Il reprit sa voix mielleuse qui semblait agacer la princesse.
-Allons princesse viens, je vais te faire découvrir ce que peut être le plaisir…
-Enfoiré…
-Qu'est ce que tu as dit ? Avec ta voix enfantine je n'entends pas.
Les autres ricanèrent encore une fois à ces paroles. Elle n'y allait y échapper alors autant ne pas l'énerver. Mais comme il le disait si bien, elle avait du sang royal, alors comment osait-il ? Non elle ne se laisserait pas faire.
-Enfoiré !!
-Pardon ?!
Les garçons cessèrent alors de rire. Il n'avait pas cru qu'elle avait ce courage de parler ainsi et de manière si froide. Où était passée l'enfant calme et douce qu'il croyait connaître et qui leur montrait à présent une autre facette ?

En voyant leur air désemparé, la jeune fille en profita. Elle allait lui clouer le bec, lui et sa bande d'amis. Ils n'auraient pas un soupçon de courage pour faire quoi que ce soit, d'après elle.
-T'as pas compris abruti ? Alors lis sur mes lèvres E-N-F-O-I-R-E. A moins que tu ne comprenne pas ce que tu es vraiment ? Ca t'a pas suffit d'avoir toutes ses servantes dans ton lit ? Il te faut une nouvelle victime, c'est ça ? Eh bien rêve, je suis pas ta putain ! Alors maintenant tu prend la porte et tu dégages. Tu rentres chez ta mère, tu deviens un bon p'tit fermier et t'apprends les bonnes manières, ça te changera un peu.

Geoffroy était devenu rouge de colère. C'était qui cette fille ? Comment se permettait-elle de lui parler ainsi ? Elle allait payer. Princesse ou pas, elle allait regretter son insolence. Le garçon eut un sourire sadique et prit deux bâtons qui étaient accrochés au mur. Il la toisa avec un sourire méchant encore une fois avant de lui lancer l'un des bâtons.

Alia attrapa au vol l'arme et adopta comme son adversaire une posture de combat. Elle aurait préféré éviter ça mais la situation ne lui permettait pas de négocier quoi que se soit. Les duellistes commencèrent par s'observer en se tournant autour puis Geoffroy attaqua le premier. La jeune fille para le coup et riposta. Son adversaire fit de même. Alia recula. De la sueur se mit à perler son front.

Les quatre autres ricanèrent une dernière fois avant de sortir de la salle pour monter la garde dehors, près de la porte. Ils avaient dû comprendre les intentions de Geoffroy. Le combat ne devait être qu'un prétexte pour affaiblir la princesse et pour l'avoir plus facilement.

A l'intérieur les deux combattants étaient à égalité quand soudain Geoffroy feinta et frappa Alia au ventre. Le souffle coupé, pliée en deux, celle-ci recula de quelques pas. Son adversaire sûr de lui s'avança tranquillement son bâton à la main, prêt à l'achever. C'est alors qu'Aliandra plutôt que de se redresser, faucha Geoffroy d'un coup de pied et s'écarta de lui courant vers la porte.

Lorsqu'elle l'ouvrit, elle se retrouva face aux quatre écuyers et elle referma vivement la porte. Elle était prise au piège. Pas moyen de s'enfuir. Elle se glaça quand elle sentit une main qui se posa sur son épaule. Lorsqu'elle se retourna, elle était face à Geoffroy. Il avait dû se relever quand elle avait couru vers la porte.

La princesse essaya de s'échapper mais le jeune chevalier lui tenait les poignets d'une main ferme. Elle se mit alors à crier par peur de cet homme répugnant qui la serrait contre lui. Il maîtrisa vite les cris de la jeune fille en l'embrassant fougueusement. Allait-elle finir comme les autres servantes ? Allait-elle devenir un jouet comme toutes les autres ?

Geoffroy força la jeune fille à s'allonger sur le sol. Elle tremblait, elle avait peur. Lorsqu'il se coucha contre elle, Alia sentit sa peau se hérisser de peur et de répulsion. La pression de ce corps d'homme contre le sien réveilla brusquement en elle un sentiment de colère. La bouche du garçon contre la sienne la rendit presque folle de dégoût.

Alia se débattit et se mit à crier. Geoffroy la rattrapa sans problème. Elle n'avait pas assez de force pour lui échapper. Lorsqu'il commença à lui arracher sa tunique, elle essaya en vain d'échapper à son étreinte. Sa bouche sur son corps la répugnait. Mais elle ne pouvait plus crier, sa main lui bloquer la bouche.

Romaric qui passait alors par-là, fut étonné de voir des écuyers garder la porte. Lorsqu'il les questionna, ils se mirent à bégayer des phrases insensées. Romaric s'apprêtait alors à repartir quand il entendit le cri d'une jeune fille qu'il reconnut aussitôt. La princesse ! En un tour de main il assomma les quatre garçons avec à l'aide de la garde de son épée et ouvrit la porte.

La surprise le paralysa un instant, le fait de voir une brute épaisse comme Geoffroy abuser ainsi d'Aliandra le mit dans une colère noire. Il prit l'un des bâtons au sol et assomma Geoffroy avec. Le garçon gémit avant de s'écrouler à côté d'Alia.

Romaric inquiet pour la princesse s'approcha d'elle avant de l'envelopper dans sa cape. Dans cette position, elle paraissait si fragile avec sa peau mise à nu. Lorsqu'il la vit trembler, il la prit doucement dans ses bras et l'emmena rapidement dans sa chambre traversant plus de la moitié du château sous les regards inquiets des personnes qu'il croisait sur son chemin.

Il laissa la jeune fille au bon soin des servantes qui s'occupait d'elle avant d'allait prévenir la mère d'Alia, la reine actuelle du nom d'Ellia. Une fois cette chose faite, Romaric retourna vers sa propre chambre et croisa entre deux Geoffroy et ses quatre acolytes qui partaient en direction des cachots. C'était bien mérité.

La nuit venait de tomber de même que les treize années de certitudes qu'avaient vécut Alia venaient de s'écrouler comme un château de cartes. Malgré la fatigue, Alia n'arrivait pas à dormir. Ses pensées s'entrechoquaient dans la tête et lui faisaient mal.

Lorsque Ellia vint l'embrasser avec une tendresse infinie elle fit semblant de dormir. Sa mère lui murmura des paroles d'amour et de tendresse tout en lui caressant doucement la joue. Alia aurait voulu que cet instant de paix dure éternellement. Elle aurait voulu oublier, échapper à ses horribles pensées. Mais dé que sa mère fut partie, la peur l'envahit de nouveau. Comment avait-il pu agir ainsi ? Comment peut-on traiter une femme comme un objet ? Elle n'était pas une chose et son corps non plus.

Au bout d'un moment elle finit par se lever. Une fois debout, elle se sentit mieux. Elle était vêtue d'une chemise de soie blanche qui lui arrivait jusqu'au genoux. La jeune fille se dirigea vers la fenêtre et tira les rideaux. Dehors, dans le ciel, les étoiles scintillaient tout autour de la lune. C'était la pleine lune. Aliandra ouvrit la fenêtre et remplit ses poumons d'air frais de la nuit. Face à l'immensité du ciel, elle se sentit plus seule, plus petite que jamais.

Comme pour conjurer cette sensation, le visage de Romaric s'imposa à elle. Un grand soulagement l'envahit aussitôt. En même temps qu'un sentiment d'affection pour celui qui avait prit une place capitale dans sa vie. Elle était intiment persuadée que rien de grave arriverait tant que Romaric veillerait sur elle.

Elle resta encore un moment sur le balcon, dans l'intimité des étoiles avant de se remettre au lit, et gagnée par l'épuisement, elle sombre dans un sommeil sans rêve, un sommeil réparateur.

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Personnage RP : Alia

Kitsune
L'homme croit ce qu'il désire....
Portesprit Mugissant
   Posté le 27-12-2005 à 16:25:58   Voir le profil de Kitsune (Offline)   Envoyer un message privé à Kitsune   

La suite le plus rapidement possible je veux savoir l'histoire d'Alia ^^


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Perso RP:Hikaru Kyo


Shushu
Un tant soit peu trop sensible
Slashing Adept
   Posté le 27-12-2005 à 16:27:05   Voir le profil de Shushu (Offline)   http://hallucinations.site.voila.fr/   Envoyer un message privé à Shushu   

eh ben ^^ merci. Je suis en cours d"criture du chapitre 2 ^^


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Personnage RP : Alia

DarkSquall
"ok lol"
Apprenti du Crépuscule
   Posté le 27-12-2005 à 16:31:16   Voir le profil de DarkSquall (Offline)   Envoyer un message privé à DarkSquall   

Dis donc, mais c'est genial cette fic! Ze veux la suiteuh!


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C'est bien: être un Elfe. C'est mal: être un Elfe a coté d'un panier de pommes. C'est pire: être un Elfe a coté d'un panier de pommes et d'un troll...
Shushu
Un tant soit peu trop sensible
Slashing Adept
   Posté le 27-12-2005 à 16:32:22   Voir le profil de Shushu (Offline)   http://hallucinations.site.voila.fr/   Envoyer un message privé à Shushu   

arf laissez moi le temps de l'écrire ^^"


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Loric Storn
Apprenti du Zénith
   Posté le 09-01-2006 à 01:51:04   Voir le profil de Loric Storn (Offline)   Envoyer un message privé à Loric Storn   

félicitations shushu, c'est vraiment très bien écrit. quel style !

mais faut-il empecher qu'une princesse subisse une odieuse agression pour avoir sa confiance ? parce qu'il me semble que alia a confiance en romaric, pour le moins.^^
Shushu
Un tant soit peu trop sensible
Slashing Adept
   Posté le 03-06-2006 à 18:56:05   Voir le profil de Shushu (Offline)   http://hallucinations.site.voila.fr/   Envoyer un message privé à Shushu   

Après un long temps sans inspi je poste enfin le chapitre 2

Chapitre 2: L'avis d'une Enfant.

2 ans plus tard.

C'était la nuit noire. Aucun bruit ne faisait entendre dans le Château qui abritait depuis toujours cette longue lignée de Reine, les unes plus belles que les autres. Pourtant moi, la dernière héritière née j'avais un sommeil agité et je ne cessais de tourner et de me retourner dans mon lit aux draps de soie blancs.

La jeune princesse que j'étais se réveilla en sursaut en plein milieu de la nuit. Je venais de rêver de cette petite fille de 13 ans que j'avais pu être. Je me souvenais que j'avais étais longtemps traumatisé par cette journée que j'avais vécut. Je regardai autour de moi. Il devait être encore tôt d'après les étoiles qui étaient encore hautes dans le ciel. Je sorti de son lit, prit une cape et allai sur le balcon.

Je soupirai doucement. Encore une fois je venait de rêver de cette scène avec Geoffroy. Il semblait que passais plus de temps à faire des cauchemars qu'à dormir. J'étais absorbée dans la contemplation du ciel quand je vis un peu plus bas dans les salles inférieures du château une lumière qui était filtrée par la fenêtre. La curiosité l'emportant sur la raison, je rentrai dans ma chambre pour me diriger vers les couloirs.

Je parcourais les couloirs serrant la longue cape que j'avais mise à un peu plus tôt contre moi. Je commençais à regretter d'être sortie en nuisette par ce froid. Alors que j'allais remonter, fatiguée, je vis la salle éclairée. La porte était entrouverte alors je m'approchai et pus entendre une conversation entre deux des conseillers royaux. Je reconnus les voix de Zibor, un seigneur, et Artneur, tous deux venants du domaine de Naudhaz, si je ne me trompais pas…

-Vous dîtes que la princesse Aliandra n'est pas pareille que les autres reines ?
-Non mon Seigneur, elle a appris à magner l'épée, elle semble plus sauvage et désobéissante…
-Elle semble où elle est ?
-Elle est ! Hier encore on a entendu dire qu'elle s'enfuyait de ses cours pour grimper sur le toit du château ou pour grimper aux arbres…
-Quel genre de princesse est-elle donc ?
-Il faut la mater comme les anciens ont maté sa mère. Pour notre bien elle ne doit pas intervenir dans la politique…
-Mais sa mère intervient pourtant…
-Oui mais elle a eu une idée implantée dans la tête à force de lui répéter…

Je repartit en courant, mes pieds nus dérapant sur le sol. Je manquai plusieurs fois de tomber mais me rattrapais toujours aux tapisseries qui étaient accrochées aux murs. J'arrivai en trombe dans sa chambre et m'écroulai sur son lit hors d'haleine.

Mater ?? Moi jamais…Je refusais d'obéir à des gens pareils. On appelait ça des conseillers royaux mais c'étaient surtout des dictateurs royaux oui ! C'était décidé je quittais le château pour le moment. Ils verront bien qui se fera mater par qui. Je ne me laisserai aucunement faire, bien fait pour eux si ils vont être dans l'embarra de me savoir disparu.

Je décidai de ne pas m'encombrer de beaucoup de chose. La nuit étant peu avancée, je pourrais orchestrer ma fugue tranquillement et prendre beaucoup d'avance. Je pris donc plusieurs tuniques courtes que utilisais pendant mes entraînements à l'épée. Je pris aussi l'armure en écaille lunaire.

Je l'observai un instant, c'était celle des reines. Elle s'adaptait toujours à ma taille à l'aide d'un sortilège. Soupirant je la rangeai dans l'un des sacs. Je pris aussi l'épée qui m'était destinée ainsi qu'une bourse d'or pour mes dépenses lors du voyage.

La jeune princesse que j'étais à ce moment là, après avoir fait ses bagages, enfila une chemise de coton et par-dessus, une tunique de soie comme les autres qu'elle avait mis dans ses sacs puis elle se regarda dans un miroir, comme elle s'en doutait, la couleur des cheveux était trop voyante.

Je soupirai avant de prendre l'épée et d'aller sur le balcon. D'un geste sec je coupai mes cheveux qui m'arrivaient en dessous du bas du dos, de longues mèches se mirent alors à tomber par-dessus le balcon. Je retournai dans ma chambre et soulevai l'une des draperies du mur. Derrière se trouvait une petite porte qui menait à un passage jusqu'au jardin.

J'y laissai mes affaires avant de descendre à pas de loup pour aller jusqu'aux cuisines. Il me fallait des provisions pour mon voyage. Comme je m'en doutais, lors que j'entrai, les cuisinières étaient endormies sur leur couche. Je passai donc sur la pointe des pieds pour remplir mon sac de victuailles avant de repartir aussi vite que j'étais venue.

L'épée au fourreau, les sacs à l'épaules, je n'avais pas pu s'empêcher de prendre une des grandes harpes mis à disposition au château. C'est ainsi que j'allai jusqu'au écurie pour charger Flocon, mon cheval. Une fois chose faite, je partis au galop par l'un des chemins qui menait vers la forêt des fées. De là bas je pourrais prendre les chemins abandonnés afin d'éviter les villes et autres.

Sachant que mon absence ne serait par remarquée avant la neuvième heure du matin, Je tenais à prendre beaucoup d'avance afin de pouvoir profiter de ma fugue improvisée.

Le matin arriva bien vite pour moi, je venais à peine de quitter le domaine de Teiwhaz pour celui de Romaric. Je ne l'avais pas vu depuis longtemps et ne comptais pas lui rendre visite dans cet accoutrement. Et puis je ne voulais pas le voir sinon ma fugue tomberait à l'eau.

Comme je m'en doutais les feux d'alarme se mirent alors à s'allumer les uns après les autres. L'alerte était donnée, je ne pouvais plus perdre de temps. D'un coup sec, je fis repartir son cheval au galop. Je partais vers la contrée la plus lointaine de Teiwhaz, le plus grand domaine de Schiwer, la Terre d'Elwaz, berceau de la famille des Sword, famille régnant sur ce domaine depuis le commencement.

Pendant plusieurs jours la jeun princesse infantile que j'étais, parcourait Schiwer, dormant à la belle étoile, se lavant dans les rivières. Je commençais à apprécier cette vie mais mes provisions commençait à diminuer sérieusement, alors il fallait que je trouve le moyen d'arriver au plus tard dans le château des Sword ce soir au plus tard.

Je décidai donc de prendre un raccourci et de longer un morceau de la montagne de Berkana afin d'aller le plus vite. Je semblais épuisée. Peut être que cette fugue était-elle une mauvaise idée ?? Non, je préférai chasser cette pensée et me remis en route. La nuit tomba assez rapidement. Il semblait que le temps déclinait depuis que j'étais partie…Ma mère devait donc être inquiète, mais qu'importe…

Je n'aimais pas continuer à voyager de nuit mais je n'avait guère le choix, il fallait que j'arrive au château, il le fallait. Je restais donc aux aguets, sursautant aux moindres bruits. On m'avait toujours dit qu'il ne fallait pas voyager près de la chaîne de montagne de Berkana, car il y avait des fissures et de temps à autres, des créatures de l'ombre s'y glissait. C'était pour ça que des patrouilles surveillait Berkana nuit et jour, donc avec un peu de chance je finirai par tomber sur une de ces patrouilles.

Les heures semblait des jours. J'avais ralentie le rythme. Son cheval fatiguait, et elle aussi d'ailleurs. Je me forçais à rester éveillée, ne pouvant pas faire chemin arrière, pour quitter le sentier. Je semblais ou plutôt j'étais vraiment inquiète et mon cheval le sentit car il se cabra brusquement.

-Tout doux Flocon, tout doux…

D'un geste de la main, je flattai le cou de l'animal qui se calma doucement. Je me remis à avancer tenant les rennes du main ferme afin que le cheval ne s'emballe plus.

Des bruits dans les fourrés se firent entendre, non rassurée, je pressai l'allure. Je regardais de tout les côtés cherchant d'où provenait le bruit ne parvenant pas à rester calme. Les bruits continuaient à s'amplifier au fur et à mesure que j'avançais.

Je femme préférai donc, par prudence, faire demi-tour afin de s'éloigner de la chose qui pouvait faire ces bruits. Alors qu'e je m'éloignais peu à peu, je me retrouvai face à face avec plusieurs créatures dont je ne distinguais pas le contour. Je ne voyais que leur yeux d'un jaune étincelant, le reste de leur corps était brouillé par l'obscurité.

Prit de panique, Je descendis de mon cheval, l'épée à la main, qui fut une grande erreur, car Flocon partit au galop, me laissant, moi, sa maîtresse seule face à ces créatures. Je rassemblai mon courage à deux main et me plaçai l'épée près du visage, prête à bondir sur l'une des créatures qui m'entouraient.

Je les comptai rapidement dans ma tête. Elles étaient sept en tout. Pas très égal comme combat, mais je n'avais pas le choix. Si je comprenais bien, s'étaient des créatures de l'ombre… Je devais gagner ce combat…Il fallait que je m'en sorte…Je refusais d'avoir fuguer pour finir ici dans les entrailles de l'un de ces bestioles.

L'une d'elles attaqua à ma droite. D'un saut agile, je me retournai et rentrai la pointe de mon épée dans la gorge de celle-ci. Le sang qui gicla m'écoeura ce qui me fit me reculer brusquement. Ce fut le signal pour les autres créatures qui se jetèrent tous sur moi.

Tandis que je me battais, de son côté, mon cheval avait galopé jusqu'au campement le plus proche. Deux soldats faisait leur ronde quand ils l'aperçurent. Etonné de voir un cheval sans son maître, il attachèrent la bride du cheval à un poteau du campement et partir dans la direction inverse que celle du cheval afin d'essayer de retrouver son maître.

De mon côté j'avais beaucoup de mal à éviter les attaques. J'avais pas mal de blessures sur les bras et les jambes mais e continuais à me battre avec l'énergie du désespoir. Tandis que je venais de tuer encore une bête. Le silence se fit. Il n'y avait plus aucun bruit le temps venait de s'arrêter pour moi.

Je ne comprenais pas ce qui s'était passé. Mais un liquide rouge et un peu épais commença à couler de ma bouche. J'étais touchée. Baissant la tête, je vis quatre griffes qui m'avaient transpercées la poitrine. J'allais mourir. Ce n'était qu'une question de temps.

Rassemblant mes dernières forces, je me mit à prier Dieu, celui qui veillait sur Schiwer…Je ne pouvais faire que ça pour vivre, il fallait qu'ils réalisent mon souhait… Je voulais juste vivre c'est tout, je ne voulais rien d'autre…vivre c'est tout.

-Oh Dieu…qui régit ce monde…je vous implore d'exaucer…ma prière…Ne me laisser…pas…m'éteindre…je vous implore…vous qui…avez tant veiller sur ma famille…je vous en prie…

Tandis que je priais d'une voix presque éteinte, les deux chevaliers arrivèrent sur les lieux. Ce qu'il virent les paralysèrent de stupeur. Mon corps s'était élevé dans les cieux, entouré d'une aura blanche éblouissante. Autour de moi quatre sphère d'énergie tournoyaient empêchant les créatures de l'ombre de m'approcher.

Les deux chevaliers se chargèrent des dernières bestioles tandis que mon corps inerte retomba doucement sur le sol. Les deux chevaliers s'approchèrent et virent que j'étais blessée. D'un commun accord ils décidèrent de me ramener au campement pour prendre mon cheval et de m'amener après tout de suite au château pour soigner ses blessures.

Environ un quart d'heure plus tard, les deux cavaliers arrivèrent au domaine des Sword. Les portes étaient fermées, mais la garde patrouillaient. On les arrêtèrent donc à l'entrée.

-Halte là, qui êtes-vous, déclinez vos noms
-Lujon et Lucius, laissez nous entrer, nous avons trouvé une jeune chevalière près des sentiers de la montagne, elle va mourir si on ne fais rien, il nous faut l'aide de Dame Cassie !!
-Bien !! Ouvrez les portes !!



Un plafond d'un blanc éclatant, des draperies aux couleurs vives, des draps de soie…Où était passé, l'herbe molle, le vent frais, le soleil transperçant les feuilles des arbres ? Je venais de m'éveiller et je me demandais où je me trouvais.

-Où suis-je ??
-Oh vous êtes enfin réveillée. Vous nous avez fait peur vous savez, après trois jours de sommeil on commencez à s'inquiéter. Mais bienvenue à Elwaz Dame Mystère.

Je tournai la tête dans la direction de la voix. La lumière qui émanait de la fenêtre me fit mal au yeux. Je clignai donc plusieurs fois avant de sursauter. C'était un elfe. Sa main se posa doucement sur mon épaule, m'empêchant de bouger.

-Eh oui je suis un elfe. Je me nomme Lujon. J'ai étais désigné pour faire partie de votre garde personnel en attendant votre rétablissement. Il y a aussi Lucius, mon compagnon de route, c'est aussi un chevalier. Enfin bref quel est votre nom ??
-Narya… Narya Salerina.
-Ah vous êtes cette fameuse harpiste que Aliandra son altesse héritière a nommée.

Je venais d'utiliser le nom d'une personne sensée être morte. Mais personne ne le savait à part moi. Elle avait était nommée il y a huit mois exactement. Je m'en souvenait encore, mais elle était atteint d'une maladie. Je l'avais retrouvée morte dans la forêt, personne n'était au courant car si on l'avait su, on lui aurait enlevé son titre de Maître Harpiste dont elle était si fière. Je secouai négativement la tête se qui inquiéta Lujon.

-Narya ?? Qu'avez vous ??
-Rien je pensais à quelque chose…
-Ah vous m'avez inquiétée…Sinon Lucius ne va pas tarder à revenir. Il est partis chercher un petit déjeuner. Dès que vous vous serez rétablie, vous pourrez rentrer chez vous. En attendant vous ne pouvez bouger car vos blessures sont encore trop fraîches pour que vous puissiez bouger.
-Hein ?
-Oui vous êtes blessée, vous ne vous souvenez donc de rien ? On vous a trouvée dans la forêt…

Un sifflement joyeux se fit entendre dans le couloir qui menait la chambre dans laquelle je me trouvais avec Lujon. J'entendis quelqu'un toquer. L'elfe se dirigea donc vers la porte avant de l'ouvrir tandis qu'il me dit en passant

-C'est Dame Cassie, toujours aussi joyeuse à ce que je vois

Le nom me fit sursauter. Donc j'étais dans le palais mais au moment où elle entra je me précipitai vers la fenêtre qui étais ouverte et je sortis sur le balcon grimpant sur la balustrade avant de sauter dans le vide.

Le plateau que tenais la dénommée Cassie se brisa au sol, tandis qu"elle, Lujon et un deuxième chevalier qui devait être Lucius se précipitèrent vers le balcon affolés.

Ma cheville était brisée mais j'avais réussi à me rattraper aux branches du cerisier que je voulais atteindre. D'un geste gracile je grimpais sur la branche avant de rester accroupi les regardant inquiète. Soudainement mes cheveux repoussèrent et atteignirent le bas de mon dos, mais il gardèrent la couleur blonde que je leur avait donné

-Dame Salerina, pourquoi essayez-vous de fuir ?
-Lujon, taisez-vous… Elle n'est pas celle qu'elle prétend être. Une jeune fille normale n'aurez pas réussi à sauter à cette hauteur. C'est bien ce que je pensais c'est la princesse Aliandra.
-Ne me renvoyez pas là-bas !! S'il vous plait, je ne veux pas y retourner…
-Lucius, Lujon tous ce qui viens de se passer dans cette pièce restera secret, compris ?

Les deux chevaliers acquiescèrent d'un signe de tête tandis que Cassie me fit un sourire et me tandis la main.

-Ne t'inquiète pas, pour moi tu peux rester, mais il faudra convaincre mon frère. Je ne peux rien te garantir à son sujet, maintenant tu reviens dans la chambre et tu te laisses soigner d'accord ? Je suis admirative de voir que tu es presque remise de tes blessures…À part ta cheville… Ici tu seras connu sous le nom de Narya Salerina. Mais comme pour l'instant on ne sais où elle a disparu ça ira…

Je fis un signe de tête et je fis chemin inverse. Cassie me rattrapa et me remonta. Je me laissais soigner la cheville. Comme pour mes autres blessures elle utilisa la magie des fées. J'étais donc remise sur pied. Après plusieurs jours, j'étais déjà reconnue comme une harpiste qui excellait dans son art. Je faisais donc honneur à la véritable Narya. Cette fugue commençait à devenir l'un des meilleurs souvenirs que j'allais avoir, mais je ne le savais pas encore….

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Carlina
Mon coeur saignera a tout jamais.
Sans-Destin
   Posté le 26-06-2006 à 17:22:18   Voir le profil de Carlina (Offline)   Envoyer un message privé à Carlina   

trop bien j'ador . Serieusement tu es vachement douée pou ce genre de truc !!!

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Shushu
Un tant soit peu trop sensible
Slashing Adept
   Posté le 29-06-2006 à 09:50:01   Voir le profil de Shushu (Offline)   http://hallucinations.site.voila.fr/   Envoyer un message privé à Shushu   

Merci ^^


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Shushu
Un tant soit peu trop sensible
Slashing Adept
   Posté le 07-07-2006 à 15:45:27   Voir le profil de Shushu (Offline)   http://hallucinations.site.voila.fr/   Envoyer un message privé à Shushu   

Chapitre 3 : Bénie ou Maudite ?


Le bruit sourd d'une cape dans le vent couvert par le hennissement long d'un cheval couleur bai, l'éclair brillant d'une épée qui bouge un instant, un le bruit des sabots interrompus par l'homme tirant sur le harnais. Puis plus rien, l'éclat soudain d'un mouvement vif fait que la vision que vous avez pu avoir disparaît et on reste devant ainsi sans rien comprendre. Illusion ou réalité ?

-…ya…rya…Alia !!
-Hein ??
-Ca fait des heures que je t'appelle, où est-ce que ton esprit est-il encore parti ??
-Ah euh…

Je regardais autour de moi. Ah oui je me trouvais en train de me baigner dans la cascade avec Cassie. Cela faisait environ une vingtaine de jours que je me trouvais dans la Terre des Sword, le domaine d'Elwaz. Malgré le fait que le temps déclinait autour de nous, j'arrivais encore à profiter de mon escapade.

Soudainement alors que je continuais de penser à ce cavalier, Cassie se leva m'éclaboussant fortement. Elle se dirigeait vers l'endroit où nous avions laissé nos affaires sous mon regard interrogateur. Tandis qu'elle se rhabillait après s'être essuyée, elle m'expliqua de sa voix fluette :

- J'avais carrément oublié, il arrive, faut que le château soit près à l'accueillir, mon dieu, si on ne se dépêche pas, je vais me prendre un savon et tu ne pourras peut être plus rester ici !!
-Mais qui arrive ?!
-Mon frère, le seigneur de Elwaz, j'avais carrément oublié, il était parti à ta recherche, sous les ordres de ta mère. Quel horreur on va se faire tuer, dépêche-toi bon sang !!

Je comprenais soudainement la chose et d'un bon svelte je sortais à mon tour de l'eau pour m'essuyer. J'enfilais rapidement la robe en soie que Cassie avait eu la bonne volonté de prêter avant d'enfiler des sandales que je lassais autour de mes chevilles.

Nous nous mîmes à courir vers l'endroit où se trouvaient nos chevaux et tandis que Cassie harnachait le sien, je bondissais sur le mien. Je n'avais pas prit de selle, et je tenais très bien dessus. Après avoir attendu quelques instants, nous partîmes au triple galop afin d'atteindre le château.

Une fois cette chose faite, elle laissa Flocon, son cheval aux écuries et alla dans la bibliothèque tandis que Cassie se dirigeait vers la grande salle qui abritait les tables où nous prenions les repas.
Moi tandis que je m'étais installée en haut d'une des échelles qui menait au plus haut des rayons, Cassie avait une discussion avec son frère. Une discussion que je ne pouvais entendre.

Cassie venait à peine d'entrer dans la pièce quand elle vit le cavalier que j'avais entrevu à la cascade. Mais ça elle ne le savait pas, je n'avais eu le temps de lui dire.

Mais ni une, ni deux, elle lui sauta dans ses bras. C'était son frère Ambor qui revenait de sa recherche. J'aurais bien voulu voir le tableau mais hélas j'étais trop occupée à lire mon bouquin pour aller voir comment aller Cassie.

Donc la jeune Cassie, âgée de un an de moins que moi se trouvait en compagnie de son frère qui lui avait un an de moins que Romaric soit en ce moment 18 ans.

-Comme tu m'as manqué Ambor, si tu savais.
-Je suis désolé, ça a pris plus de temps, on est resté un peu plus longtemps que prévu à la capitale. Mais il faut la retrouver, c'est vital. La reine est morte d'inquiétude et le temps décline à cause de cela. Quelle idée cette petite sotte de princesse a-t-elle pu avoir ??
-Et bien, je ne sais pas moi, elle en avait peut être assez d'être enchaînée dans les lois et les coutumes ??
-Qu'est ce que tu racontes ? Des milliers de gens rêverait d'être à sa place et tu penses qu'elle n'en peux plus ?? Voyons, c'est un privilège, elle est l'aînée, sa sœur, si elle n'était pas aussi jeune aurait pu faire une bonne reine elle aussi, malgré le fait qu'elle est dépourvue de magie.
-Qu'est ce que tu racontes ? Sa sœur, la princesse Susie, n'a pas le don de maîtriser la magie ??
-C'est bien ça, Alia étant née la première, elle a hérité de tout le potentiel magique, faisant d'elle la reine parfaite. Susie n'aurait pas dû naître, normalement les reines n'enfantent qu'une enfant. Mais là c'est différent. Alia n'est pas fait pour être reine et Susie à peine âgée de 6 ans a choisis la voie de Dieu. De plus je ne vois pas pourquoi tout le monde l'appelle Alia, son nom est Aliandra. Tout ça par ce qu'elle ressemble à celle qui fonda la famille Escanor et rétablit la paix. Bon dieu que d'histoires pour une gamine.
-Mais…
-Cassie.
-Qu'est ce qu'il y a ??

La jeune fille essayait de garder le sourire qu'elle avait sur ses lèvres, malgré le fait, qu'elle n'était pas du tout d'accord avec les paroles de son frère. Alia était une très bonne reine d'après elle.

-Tu me caches quelque chose. Tu n'es pas aussi joyeuse et ta joie semble feinte. Qu'est ce qui se passe ?
-Rien, mais rien du tout.
-Ne me mens pas s'il te plait.
-C'est Alia, elle est ici. Je suis désolée, mais il faut que tu l'écoutes, ne la renvoies pas je t'en prie…
-Quoi, elle est ici ?? Et tu…Où est-elle ?
-Dans la bibliothèque.

J'était plongée dans mon bouquin lorsque j'entendis les lourdes portes de la bibliothèque s'ouvrir. Je levais le nez du livre qui ma foi était fort intéressant pour voir Cassie accompagnée d'un jeune homme. Je l'examinais d'en haut tandis qu'il avançait. Il avait des cheveux noirs comme l'ébène, des yeux en amende d'une couleur bleu pale, voir acier ressemblant fortement à ceux de Cassie. D'assez grande taille, une musculature dissimulée derrière une tunique assez ample.

Je me demandais qui il était quand un détail me sauta aux yeux. La couleur des yeux, j'avais remarqué que c'était la même que celle de Cassie. Donc c'étai son frère ?? Aucune ressemblance à part les yeux, la jeune fille avait les cheveux châtains clair avec des reflets roux, brun.

Soudain tandis qu'il parlait, et que je ne pouvais entendre leur dire, Cassie leva la tête et pointa le doigt vers moi. Son frère leva à son tour la tête et je le saluais histoire de dire. Je descendais de mon échelle et j'avançais vers eux, m'arrêtant à une distance raisonnable.

-Bonjour…Je m'appelle Narya…
-Hum coupons court à votre présentation de votre personne d'emprunt majesté. Vous êtes une gamine irresponsable et irréfléchie. Vous en savez pas ce que le monde court avec votre acte. Vous êtes bien la descendante d'Alia.
-C'est à dire ?
-Ah oui j'oubliais, les altesses ne doivent pas connaître la véritable histoire.
-Ambor !!
-Du calme Cassie, après tout elle devrait le savoir. Suivez-moi votre Altesse…

Je le regardais partir dans un des rayons les plus éloignés de la bibliothèque. Cet homme ne m'inspirait en rien. Pourtant je le suivais ma curiosité l'emportant comme d'habitude. Il s'arrêta près d'une étagère et en tira un livre assez volumineux et très poussiéreux.

-Voilà.
-Voilà ? Voilà quoi ?
-Ceci est le livre qui renferme tout ce qui vous concerne. Vous devriez le lire.
-J'ai pas le temps de lire, vous savez…
-Aussi belle que polie mais qu'importe, lisez et vous verrez.
-Voir quoi ?

Le jeune homme me regarda avec une lueur qui m'était inconnue tandis qu'il quittait la bibliothèque, empoignant Cassie par le poignet. Je regardais la porte se refermer devant moi sans comprendre.

Je ne comprenais pas sa façon d'être, cette façon de me parler, un peu arrogante et supérieur. Il était différent des autres, il n'avait aucun respect, rien. Je regardais le livre qu'il m'avait laissé et le prenait avant de retourner m'asseoir en haut de mon échelle.

Combien de temps suis-je restée là haut à lire, je n'en sais rien, je lisais les pages qu'il avait cornées avant de me donner le bouquin. Chaque phrase me faisait du mal. J'aurais voulu ne jamais le lire au final.

Cet Ambor, je ne le comprenais plus du tout. Au début j'aurais dit qu'il était méchant parce qu'il était de mauvaise humeur, mais maintenant je n'arrivais pas à me faire une idée de lui.

Je quittais la bibliothèque, tenant le bouquin contre moi, avançant avec un air absent sur le visage. Je ne voyais pas les gens qui me saluait, je ne pensais qu'à lui, et son bouquin. J'allais vers le salon privé de Cassie, sachant pertinemment qu'il serait là bas.

Je m'arrêtais devant la porte. Elle était entrebâillée, je ne savais si je pouvais entrer mais les éclats de voix me dissuadèrent. Ils parlaient de moi. Je restais contre la porte les écoutant, ma curiosité l'emportant encore une fois.

-Elle n'est plus une enfant Ambor !!
-Justement, elle doit savoir, c'est son droit, tu sais que nous avons placé en elle tous nos espoirs. Si elle ne sait rien, tout ira de travers comme avec sa mère.
-Je ne te comprend plus, tu parles d'elle comme si elle n'était que l'objet d'un grand projet et rien d'autres. Elle a le droit à son avis elle aussi. C'est elle qui nous dirigera, elle et personne d'autre, ils vont tous essayer de la mater pour la faire rentrer dans le moule, mais tu sais très bien que à force de persuasion ce feu qui brûle en elle, ce feu qui fait d'elle cet être tant recherché va s'éteindre et elle ne sera plus rien qu'une marionnette entre les mains des conseillers royaux et des seigneurs.

C'est à ce moment là que j'entrais. Les deux tournèrent la tête vers moi. J'étais pâle, j'avais les cheveux en bataille. Je les regardais d'un air froid. Il avait tout manigancé, eux comme les conseillers. Je regardais Cassie. Elle qui prétendait vouloir m'aider, je ne la comprenais plus. A quoi jouait-elle avec son frère ?

Après quelques secondes de silences où les deux évitaient de me regarder, je jetais le bouquin violemment sur les genoux d'Ambor, faisant éclater ma rage.

-Qu'est ce qui se passe ? Pourquoi me donner ce bouquin, je sais très bien que je suis maudite. Je le sais, mieux qui quiconque et vous, vous voulez m'utiliser comme tous les autres. Je sais très bien que je suis une enfant de Dieu comme tout mes ancêtres, comme ma mère, comme ma sœur. Je sais très bien que grâce à nous le temps est beau. Je sais très bien que le temps dépend de notre humeur. Et ce que je sais le plus, c'est que je ne suis qu'une pâle copie de la fondatrice Alia !! Mais je suis Aliandra moi, je suis juste moi…

Je pleurais de rage, de dépit, je n'en pouvais plus de leur manigance, depuis le jour de mes huit ans où j'étais retourné dans le château royale, tout avait été décidé pour faire de moi un pantins, même une enfant de huit ans l'aurait compris.

-Maudite ? Non bénie…
-Ambor…
-Laisse moi finir Cassie, elle sait, elle a tout compris, elle peut donc savoir le véritable sens de tout ça… Aliandra, il y a une légende, un mythe, qu'importe le nom qu'on lui donne, qui raconte que dans le deuxième millénaire, une enfant viendrait au monde dans la famille royale et bouleversera le cours du temps, de elle et d'une autre dépendrait l'avenir des hommes, de Kandra. Et les conseillers on peur car cette enfant c'est toi… Il veulent à tout prix de faire rentrer dans le moule car ils ont peur nous on veut juste que tu restes telle que tu es…

Le silence tomba alors. L'ambiance était glacée, je les regardais d'un regard vide. Une chose que je ne faisais jamais d'habitude. Si à cette époque on m'avait dit que deviendrait froide en devenant grande, je leur aurais rit au nez…Mais tout était déjà en place, et ça je l'ignorais, mon avenir était tracé, les roues du temps avaient commencé leur chemin et rien ne pourrait les stopper.

Je les regardais à nouveau après avoir baissé la tête. Tout avait changé. Je commençais à comprendre qu'ils ne me voulaient que du bien. J'avais honte. Honte d'avoir crié ainsi, honte d'avoir tout rejeté sur eux…

-Je peux rester ici ??

Cette question avait échappé de mes lèvres, à ce moment là, je croyais être redevenue une enfant demandant une faveur. Je ne voulais pas retourner là-bas. Je savais bien que les conseillers préparaient quelque chose, mais je ne pensais pas à ça. Soudain quelque chose lui revint en mémoire, pourquoi discutaient-ils d'elle à moment aussi tardif de la nuit ? Elle ne savait pas, il faudrait qu'elle voie ça plus tard. Pour l'instant elle avait autre chose en tête.

-Bien sûr.
Lorsque Ambor me répondit, sa voix était plus chaleureuse qu'à l'ordinaire et son regard avec quelque chose de nouveau. Du respect. J'esquissais un sourire. En fin de compte il n'était pas si méchant que ça…


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Faerie
Apprenti de l'Aube
   Posté le 08-07-2006 à 18:30:04   Voir le profil de Faerie (Offline)   Envoyer un message privé à Faerie   

c'est toujours aussi bien écrit.
Shushu
Un tant soit peu trop sensible
Slashing Adept
   Posté le 08-07-2006 à 20:09:11   Voir le profil de Shushu (Offline)   http://hallucinations.site.voila.fr/   Envoyer un message privé à Shushu   

Merci beaucoup ^_-


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Shushu
Un tant soit peu trop sensible
Slashing Adept
   Posté le 13-07-2006 à 15:45:17   Voir le profil de Shushu (Offline)   http://hallucinations.site.voila.fr/   Envoyer un message privé à Shushu   

Chapitre 4 : Trahison


Je me sentais bien dans cet endroit, il n'y avait rien à faire, je voulais y rester, oublier à tout jamais mon statut de princesse héritière, tout laisser tomber, ne plus penser à rien qu'à vivre sans avoir le poids du pouvoir constamment sur les épaules.

J'aurais voulu…Ne pas être princesse, j'aurais voulu naître harpiste, vivre ma vie comme je l'entends, vivre de ma musique, vivre au jour le jour, sans penser à l'avenir. Ne penser à rien d'autre qu'au moment précis. C'est tout…

Accoudé sur le balcon de ma chambre située tout en haut de la plus haute tour, j'aimerais m'envoler…Je pourrais le faire, je peux tout faire…Je sais modifier mon apparence, ça ne devrait pas être compliqué d'essayer… des ailes de papillon, de belles ailes translucides, couleur blanche…J'aimerais bien essayer…

Et pourquoi pas après tout. Je pourrais essayer. Le jour se couche, tout le monde rentre, personne ne me verra, je volerais haut et je verrais tout d'un nouveau point de vue…Je pourrais vivre au jour le jour…

Je regardais tout autour de moi, il n'y avait personne. J'avais l'attention de faire un essai de mes ailes en allant à l'étage en dessous, où logeait Lujon. Lucius, je le voyais souvent, il m'entraînait à l'épée pour améliorer mon niveau quoi qu'il était déjà très bon, je faisais du tir à l'arc avec Cassie, mais Lujon je ne le voyais plus. Ambor, lui avait a fâcheuse manie d'être un mentor assez gentil qui par moment me faisait craquer.

Je grimpais donc sur la rambarde du balcon et je me perdais dans mon âme. Mes yeux fermés, je ne voyais pas l'aura éblouissante qui m'enveloppait. Je sentais quelque chose dans mon dos, puis j'entendis le déchirement de ma chemise de nuit. J'avais réussi. Je descendais rapidement du rebord et je courrais vers la grande glace qui se trouvait à l'intérieur de ma chambre.

Je restais bouche bé, j'avais de grandes ailes. De belles ailes de papillon. Elles étaient belles, encore plus belle que je le pensais, translucide, il semblait que la lumière qui s'y reflétait, formait un arc en ciel à l'intérieur. Le bout de chacune était noir et s'éparpillait en de nombreux traits noirs. C'était beau.

Je commençais à agiter mes ailes pour en comprendre le fonctionnement. C'était simple. Je mis donc à courir vers le balcon avant de sauter par dessus le bord et de plonger dans le vide. Mes ailes ne réagirent pas tout de suite.

La vitesse me prenait à court, j'essayais de battre des ailes, le balcon de Lujon arrivait trop rapidement, je n'arrivais à rien. Je me calmais avant de battre des ailes doucement ce qui réduit ma vitesse, je comprenais le système et j'atterrissais donc sans mal sur le balcon de Lujon.

Sa fenêtre était ouverte. Je m'installais sur la rambarde accroupie, le regardant. Il était en train d'écrire sur un parchemin à la lumière d'une bougie. Tandis qu'il roulait son parchemin je toussotais légèrement pour lui faire remarquer ma présence. Lorsqu'il se retourna un sourire se dessina sur ses lèvres et il alla vers moi.

-Alia !! Mais qu'est-ce que ?? Vous avez des ailes ??
-Transformation de mon corps…
-Mais entrez voyons…
-Non je reste pas longtemps, il est tard et je voulais juste voir comment tu allais…Je vois souvent Lucius, mais toi très peu…
-Normal je suis de votre garde rapprochée mon but et de vous couvrir, pas de me faire voir.
-Mais ce n'est pas juste…
-Alia ?? Qu'avez-vous donc ??
-Rien. Laisse moi… Tu es vraiment comme les autres !!!

Je ne voulais pas lui expliquer que j'en avais assez des gens qui ne pensait qu'à ma sécurité en temps que future reine. Je refermais la fenêtre sèchement et tandis que j'allais m'élancer dans les airs, quelque chose coupa mon élan.

Je n'arrivais pas à déterminer la chose, un sortilège ou autre, je n'en savais rien. Je savais juste que mes ailes s'étaient brisées et que je tombais. De plus en vite, de plus en plus bas. Je n'émettais aucun son. Rien je voyais le ciel et je pensais juste que là haut ça devait être mieux.

Le noir le plus profond m'envahissait une fois encore, le son du vent, du bruit de ma chemise de nuit les cieux parsemés d'étoiles, tout avait fait place au noir le plus silencieux, un endroit qui endormait mes sens. Un droit paisible. La clef avant le paradis ??



Une lumière aveuglante sembla soudain transpercer mes paumières qui semblaient si lourde. Etait-ce le paradis ? Dieu venait-il me chercher ?? Allais-je enfin rejoindre les autres reines ??

Non ce n'était rien de tout ça comme toujours, juste les bougies, le lustre, tout ce qu'ils avaient trouvé pour éclairer ma chambre. Ma chambre ?! N'étais-je pas tombé ?! Que se passait-il ?! Avais-je donc rêvé de cette scène ?

Tandis que je gardais les yeux fermés pensant à tout ce qui venait ou avait dû se passer, j'entendis une porte s'ouvrir. Et là pas moyen d'être tranquille. Je reconnus la voix d'Ambor à son ton mélodieux qui là était vraiment insupportable. On ne lui avait pas appris à ne pas crier quand quelqu'un dormait ??

-Lujon !! Bon Dieu mais à quoi tu as joué… Tu es vraiment impardonnable !! Et si nous l'avions perdu ?? Qu'aurait donc dit sa mère ?? Qu'aurions-nous dû faire ?? J'imagine la scène. Votre altesse on a retrouvé votre fille mais elle est tombée de la plus haute tour de mon château, me pardonnez-vous ? Vraiment… De pus depuis que je sais qu'elle est là j'ai envoyé un messager, soit il y a quatre jours? Alors la garde arrive demain pour la chercher tu te rends compte de ton erreur ?? La laisser repartir et jouer à la magie !!

J'étais indigné par Ambor, là il ne serait plus jamais dans mon estime. Quel menteur. Pourquoi ? Pourquoi faisait-il donc ça ? J'avais envie de hurler qu'il se taise. Mais rien ne voulait sortir de ma bouche.

-Heureusement que sa magie la protège toujours. Si elle n'avait pas employé cette magie qu'aurais-tu fait ??

Quelle magie ?? De quoi parlait-il ? Je ne comprenais plus rien. Qu'est-ce qui racontait encore. Cette fois, je ne pouvais pas laisser passer. Je voulais partir. Quitter ce château, ces gens, tout cet endroit qui ne m'inspirait plus.

-Taisez-vous !!

J'avais enfin réussi à parler. Délivrance. Je me levais et j'ouvrais enfin les yeux. Premier changement, j'avais retrouvé mes cheveux d'antan. Soit argenté, virant vers le blanc. De deux, je n'avais plus d'ailes, signe que j'avais employé la magie. De trois, aucune blessure apparente.

-Ambor, tu n'es qu'un vil menteur, perfide qui en pense qu'a lui.

Son visage me laissa un sourire cruel sur le visage. Il était abasourdi, il ne comprenait pas. Il ne pouvait pas comprendre oh combien je le haïssais en ce moment. Je me levais sous leur regard pétrifié et je sortais hors de la chambre. J'avais jeté un froid. Tant mieux.

Il valait que je parte. Je n'avais pas le temps. Pas le temps de rien. Je devais quitter ce château, il ne fallait pas qu'on me voie sous cette apparence. Je décidais de prendre la poudre d'escampette encore une fois. La garde arrivait demain. Je refusais de rentrer. Pas ainsi.

Je courais à travers les couloirs, dévalant les marches, ne faisant pas attention à qui je croisait, ni où je allais. Je voulais juste retourner dans le hall. Je voulais juste quitter cet endroit infâme où je me croyais en sécurité, mais j'avais été trahie.

Tandis que je continuais de refouler des pensées pas très sympathiques envers ceux que je voulais actuellement ne plus voir ni même en entendre parler, je vis enfin la grande porte du hall. C'était la nuit donc, faudrait s'arranger pour partir.

Je regardais du haut de l'escalier principal, il y avait deux gardes. Il semblait au mieux de leur forme, serein, une magie réparatrice agissait sur eux. C'était intelligent mais pas assez. Tout pouvait être détourné par n'importe quel moyen. Il suffisait de savoir c'est tout.

Je me dirigeais vers eux d'un pas gracile. Les deux se tournèrent vers moi. Ils étaient jeunes, tant mieux, plus facile à berner. Je leur fis un petit sourire avant de m'approcher d'eux et de prendre une petite voix un peu triste et inquiète.

-Messieurs les gardes, je vous en prie aidez-moi…J'ai perdue mon chemin et je ne sais pas où est ma chambre. S'il vous plait…Je crois qu'elle était au deuxième, non au troisième…je sais plus, comment je fais ??

Tandis que celui qui se trouvait à ma gauche s'approchait de moi, celui de droite tentait de m'expliquer le chemin qui menait à l'aile où logeaient les invités. Je soupirais. Incapable de me reconnaître, même sous ma vraie apparence.

Soudainement je subtilisais la dague de l'un pour l'assommer avec le manche. L'autre garde me regarda étonné avant de sortir son épée. Normalement il ne devait pas me blesser, il devait éviter, mais moi je n'avais aucune contrainte. D'un geste ample et fluide, je lançais ma lame qui alla se planter dans sa gorge. Je le regardais s'écrouler, les yeux vide.

J'avais tué quelqu'un. Je le regardais sans rien comprendre. Du sang sur ma chemise de nuit, sur mes mains, sur ma peau. Tout cela me sembler soudainement irréel. Cette couleur rouge, ne semblait plus rien être pour moi à part des taches, rien d'autre.

Je regardai le corps avant de tomber à genoux à côté et d'enlever le poignard. La blessure était nette, j'avais coupé la trachée. Je regardai le poignard dans ma main avant de le jeter mais je le rattrapais. J'avais soudainement eu une idée.

Je glissais le poignard dans la main de l'autre et je lui laissais plusieurs blessures sur le corps. Je voulais faire croire à un combat. Ca les occuperait un moment sans doute. J'ouvrais les lourdes portes avec un peu mal et je regardais dehors. Il pleuvait à torrent. Le temps était déréglé par ma faute. Encore une chose qu'on allait pas me pardonner avec ma fuite. Ma mère était inquiète pour moi, mais je n'en n'avais que faire.

Je sortais dehors et je me remettais à courir. Le sol était humide et glissait sous mes pas. La pluie me trempait jusqu'au os mais je continuais à avancer tant bien que mal. Le paysage qui défilait devant mes yeux m'était totalement inconnu. Ce n'était pas la même route qu'à mon arrivée mais quand j'y repensais je n'avais pas vu le chemin après l'attaque.

J'arrivais enfin à une altercation après environ vingt minutes de course effrénée. Je regardais autour de moi. Le rideau de pluie brouillait ma vue. L'un conduisait vers les forêts, l'autre était un chemin assez boueux qui montait. Je choisissais le chemin boueux. J'essayais de mettre le plus de distance entre le château et moi sans pour autant risquer ma vie.

Le chemin et tortueux et difficile d'accès. Pourtant j'avançais avec du mal et de la difficulté mais j'avançais. Le chemin était assez long. Je dérapais plusieurs fois, m'étalant dans la boue. Ma chemise qui avait été d'un blanc immaculée après avoir quitté ma chambre était maintenant plus sombre que jamais.

Je n'avais vraiment aucun remords, seulement de la peine pour ce garde. Il n'avait pas mérité ça. Mais je n'avais pas eu le choix. Je n'aurais pas eu l'avantage sinon.

Mon ascension se poursuivait. Le chemin était devenu abrupt. C'était assez raide et j'avais les pieds meurtris. Lorsque j'atteignais enfin la fin de ce chemin, je m'arrêtais net. Devant moi ce trouvé le sanctuaire des précédentes reines. J'en avais tant entendu parler par ma mère, je savais qu'il se trouvait sur ce territoire, mais le voir devant moi, ça je ne l'imaginais pas.

J'entrais m'abriter dans la basilique. La porte était fermée mais j'avais réussi sans mal à l'ouvrir à l'aide de la magie. Il semblait que cet endroit avait été scellé il y a peu. Peu être à la mort de mon arrière grand mère. Je parcourais ce lieu sacré en silence.

Mon regard s'arrêta sur la grande croix. Quelque chose n'allait pas dans ce décor. La crois était trop impressionnante, parmi tous ces joyaux, ces bijoux, ces ornements, elle semblait trop sommaire. Je la contournais, curieuse. L'erreur était là. Enfin pas une erreur, juste une porte.

Je forçai la porte et je parcourais l'escalier qui menait à une petite antichambre. C'était une chambre de femme. Il y avait un grand miroir, un coffre plein de robe et un baquet d'eau, un tapis qui ornait le sol. Quelqu'un devait habitait ici de temps à autre.

J'empruntais une des robes dans le coffre, en choisissant une assez sobre sans trop de rubans, perles et autres. Je n'aimais pas vraiment ça. Entre temps je m'étais débarbouillé et j'avais essayé de laver ma chemise de nuit mais en vain, je n'étais pas doué pour ça.

Je m'assis sur la chaise unique dans la salle et je me mettais à réfléchir à la situation. Je ne pouvais pas être tombée ainsi. Il y avait un problème. J'avais senti un sortilège. Mais qui et pourquoi ?

Tandis que je me perdais dans mes pensées, j'entendis au dessus la porte s'ouvrir. Quelqu'un avait dû suivre ma piste. Sûrement des gens de chez Ambor.

-Alia !! Je sais que t'es là… Montre-toi !! S'il te plait…Je suis désolé…Alia !
-J'suis en bas !!

Je ne savais pas pourquoi je lui avais dit ça. J'aurais du me terrer et il serait reparti. J'entendis la deuxième porte grincer et je le vis en haut des escaliers. Il était trempé. Il s'avança vers moi et me gifla violemment.

-Mais ça ne va pas ??
-Tu te rends compte de ce que tu as fait ?? Mais t'es pas bien, tu as tuée de garde, prit la poudre d'escampette, violé un lieu saint, mais où est-ce que tu te crois ?? Mais qu'est-ce que tu fabriques, bon sang Alia à quoi tu joues ?? Tu veux être exilée ??
-Fous-moi la paix, je veux être tranquille, j'en peux plus…
-Alia, calme-moi bon sang !! Où est la jeune fille douce et vaillante que tu étais ?? Je sais que tu n'en peux plus, je sais que c'est dur mais reprends-toi…

Il me prit soudainement dans ses bras et se mit à me bercer comme une enfant de six ans. Je me laissais aller, mes larmes de rage et de colère coulant doucement sur mon visage. A quoi jouait-il ??

-La première fois que je t'ai vue, j'avais un peu moins d'une dizaine d'année, tu étais chez les Corey, Romaric était en train de d'expliquer comment on grimpait à cheval. Moi je venais avec mon père pour une visite d'amitié. Et je t'ai vue, déjà à cet âge là, je t'ai trouvé belle. Tu es magnifique. Tu expliquais à Romaric que tu n'étais pas une cavalière mais que tu voulais apprendre. A ce moment là je ne savais pas qui tu étais et je me suis dit, si elle était une reine, elle serait parfaite… Mon père m'a expliqué à mon retour qui tu étais et j'ai tout de suite su que tu étais l'élue de la légende.

Je le regardais soudainement. Je ne me souvenais pas l'avoir vu là-bas, je ne voyais que Romaric, lui et lui seul à part sa mère, non personne. Y'avait aussi le précepteur mais non je ne me souvenais pas de lui.

-Et puis je suis retourné dans mon château et toi de ton côté tu as vécu ta vie, un an après ton retour, tu as eu une petite sœur, et là tout à changé, elle est resté au château et elle a grandi dans l'amour et la tendresse, tu as du te sentir jalouse, mais tu aimais ta petite sœur comme personne, et tu as changé. Tu es devenue intrépide car Romaric était avec toi, mais y'a eu cet incident et là tu as commencé à changer, Romaric est partie et tu t'es senti abandonné, tu rentrais plus dans le rôle de princesse et ça tu as du mal à l'accepter alors tu as décidé de fuguer, un peu comme pouvoir respirer mais encore une fois tu te retrouve enfermer dans un rôle, et là tu as du mal, tu apprend que j'ai prévenu ta mère donc tu perd ton sang froid, tu as du te battre contre les gardes et tu les as tué, et tu es venu jusqu'ici pour chercher un abri, tu es consciente…

Soudain il se tue, sa voix fut comme coupé, il me regarda étonné, il avait du sang sur ses mains. Je ne comprenais pas mon geste, je voulais le faire taire, il ne pouvait pas avoir raison, je refusais.

-Pourquoi, hum je vois…Tue-moi si tu veux, mais saches que ça ne sert à rien, la lame n'est pas trop enfoncée pour l'instant il ne suffit que d'une pression, vas-y…
-Ambor…
-Vas-y !

Je retirer la lame de son ventre et je le regardais. Le sang me faisait une drôle d'impression entre la paralysie et la folie. J'aimais la vue du sang, ce liquide chaud et poisseux, je ne savais pourquoi m'attirait. Je regardais le sang qui s'écoulait de sa blessure soudain honteuse. A l'aide d'un sort je refermais la plaie

-Je suis désolée…
-Y'a pas de mal, tu n'es pas dans ton assiette, tu es déboussolée, ça arrive aux meilleurs tu sais ?? Ce n'est pas grave, maintenant il vaut mieux que tu rentres…
-Que ferais-je sans toi et tes sermons ridicules ??
-Beaucoup de chose…
-Ambor j'aimerais te remer…

Ma voix fut soudain coupée car un contact fort agréable, ses lèvres si douces étaient pressées avec délicatesse contre les miennes et dégageaient tant de chaleur que j'en fus émoustillée. La pression de son corps contre le mien me sembla soudainement différente.

Le temps autour de nous semblait s'être arrêté, la pluie et les bruits extérieurs avaient cessé d'exister pour nous, rien ne pourrait nous déranger dans notre bonheur, même si ça ne durerait qu'une nuit, j'étais heureuse. Pour moi, plus rien ne comptait à présent. Les choses qu'il me fit découvrir cette nuit sont les plus belles que l'on puisse apprendre à une femme, j'en reste convaincue…


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Lovie
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   Posté le 15-07-2006 à 17:54:29   Voir le profil de Lovie (Offline)   http://aetas.alloforum.com   Envoyer un message privé à Lovie   

j'adore!!!!! la suite!!! la suite!!!


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Shushu
Un tant soit peu trop sensible
Slashing Adept
   Posté le 05-10-2006 à 17:55:22   Voir le profil de Shushu (Offline)   http://hallucinations.site.voila.fr/   Envoyer un message privé à Shushu   

vous la vouliez la voila

Chapitre 5 : Un Simple Au Revoir


Le simple fait d'avoir passé la nuit dans un monde que l'on ne pensait ne jamais connaître et qui se trouve être encore plus beau que le paradis me met dans un état de euphorie, que le simple fait qu'il faut revenir sur terre me paraîtrais tout d'un coup impensable.

J'étais allongée sous un montagne de tissus, qui se révélait être ma robe et ses jupons, le tout assez froissée, et je refusais d'ouvrir les yeux me mettant en boule dans cet enchevêtrement de tissus, tous aussi doux que les autres.

Pourtant les rayons de lumière qui passaient par les vitraux de la basilique, m'empêchaient sérieusement de me rendormir et je dus me résigner à me lever. Je tâtonnais à côté de moi, mais il n'y avait personne. Un coup d'œil circulaire m'apprit aussi qu'il n'était pas dans la salle.

Je remarquais un bassin d'eau chaude ainsi qu'une longue robe rouge assez impressionnante, ornée de dentelles, broquarts, rubans, perles et autres, elle semblait faite en velours. A coté un voile était posé ainsi qu'une tiare en argent et de jolies petites ballerines.

Je soupirais avant de me glisser dans la bassine et de me frotter le corps, à l'aide d'un savon. Une voix chose faite je passais le jupon qui était assez large. Alors que j'enfilais la robe j'entendis quelqu'un entrer. Je reconnus le pas d'Ambor et lui demandais d'une voie enjouée.

-Tu me noues le corset de ma robe ??
-Oui…

Son ton était assez triste. Il s'approcha de moi et commença à me le serrer de façon minutieuse. Une fois chose faite je me retournais vers lui et lui donnai un baiser rapide, ce qui malheureusement ne lui fais toujours pas sourire. J'étais inquiète et il le vit car il se força à sourire.

-Lady Aliandra, vos affaires sont prêtes, le convoi est déjà là, on a placé toutes vos affaires dans un coffre, y compris des tuniques, votre armure et votre épée ainsi que quelques robes pour votre voyage. Bon faut y aller.
-Ambor…
-Il faut que vous sachiez, ce qui c'est passé ici n'aurait jamais du avoir lieu. Nous n'allons plus nous revoir et c'est mieux comme ça. Vous retrouverez votre rang de princesse héritière du trône, et moi celui de simple seigneur.
-Pourquoi ? Pourquoi ?!!
-Votre altesse…
-Tais-toi, arrêtes !! Ne m'appelles pas comme ça, ne me vouvoies pas, appelle Aliandra, dis-moi des mots d'amour comme tu m'en as dit cette nuit, dans cet enchevêtrement de tissus, répètes-les moi !! Dis les moi !!
-Je ne peux pas…
-Non tu ne peux pas, tu es incapable de me comprendre !! Tu dis m'aimer mais tu fuis à la moindre difficulté. Dis moi que tu m'aimes, que tu feras tout pour moi, qu'on partira à deux, qu'on créera notre propre pays, où les lois n'existeront plus. Dis-moi tout ça !!
-Epouse-moi…

De simples mots murmurés si bas que je ne pus que m'arrêter de lui crier dessus pour le regarder avec étonnement sans pourvoir répondre quoi que ce soit à cette déclaration d'amour.

-Pas tout de suite bien sur, mais après ton couronnement je demanderais ta main devant tout le monde. C'est long mais il faudra s'y faire…Et attendre.

Je ne me souviens pas de la suite, je sais que nous sommes resté assez longtemps l'un dans les bras de l'autre, après je pense qu'il m'a ramenée là haut et m'a conduite dans le carrosse avec tout les respects et les usages qui doit convenir à mon rang. Je sais que ce n'était qu'un au revoir, j'ai vu cassie pleurait silencieusement derrière lui, je l'ai vu me faire des grands signes, je me souviens des dernière paroles d'Ambor aussi.

-Nous nous reverrons Majesté, nous partons demain pour le conseil. Portez vous bien. Votre voyage durera quatre jours, votre garde personnelle a établi un itinéraire sûr. A bientôt

Que des paroles insignifiantes, mais je sais que dans ses yeux brûlait la passion dont il avait fait preuve la nuit dernière.

Je n'aimais pas le carrosse, je voulais être sur un cheval au galop mais pas possible, ils ne voulaient pas, ce n'était pas la coutume. Mais qu'en avais-je à faire n'étais-je donc pas la princesse héritière ?! Je n'aimais pas grand chose, j'étais un garçon manqué par certains attraits de ma personnalité. Pourtant j'aimais avoir les cheveux long. Je pense que si j'aurais voulu et si j'avais pu bien sur je serais devenue une guerrière, qui se ballade dans leur tunique sans besoin de porter des robes, que je détestais par dessus tout, qui peuvent monter à califourchon à cheval et porter l'épée.

Je ruminais mes pensées pendant les premiers jours de mon voyage. Je parlais peu j'ignorer les gardes qui m'entouraient. J'étais vraiment le genre de princesse hautaine qui se foutait de ce que pensait les autres. Ce qu'aurait voulu que le conseil à mon avis. Pourtant je les écoutais parler. La version que ma mère avait donnée aux gardes, au peuple, et au seigneurs me faisait bien rire. J'avais étais kidnappée dans le château, chose peu probable vu la garde mais bon. Une excuse plausible par tous.

Je me souviens que pendant mon voyage je m'étais procurée un instrument qui ressemblait à une mandoline mais à quatre cordes. Le son était plus grave mais donnait des intonations plus mélancoliques et bien plus jolies. Il semblait que je passais ma journée à enchaîner les ballades dans mon carrosse pour faire passer le temps. J'arrivais bientôt dans le domaine de Romaric. Plus que deux jours de voyage avant de faire face à ma mère. Chose que je redoutais beaucoup.

Ce jour là, j'avais décidé de monter Flocon, contre toute attente je l'ai avais convaincue et je galopais devant eux. J'avais même une robe moins encombrante. De quoi être tranquille. Tandis que je galopais toujours, j'entendis des cris sur ma droite.

Tirant sur les rênes, je dirigeais mon cheval vers le cris, le faisant aller plus vite, lui murmurant des encouragements dans son oreille. Lorsque j'arrivai à l'endroit où j'avais entendus les cris, je stoppai net mon cheval. A deux ou trois mètres on était en train de battre un jeune garçon. Il criait qu'il refusait, il hurlait encore, et son dos était en sang. La vue du sang sembla me plonger dans une sorte de transe, et sans que je comprenne quoi que se soit, j'avais pris l'épée d'un des gardes et l'avait placé sous sa gorge.

-Arrête ça tout de suite où je te jure que tu ne pourras jamais émettre un son de toute ta vie.
-Qui es-tu pour me donner des ordres Dame ? Sache que j'obéis sous les ordres d'un membres du conseil.
-Alors sache que tu manques de politesse envers ta future reine !!

Ma voix était bien plus grave que d'habitude et je semblais terrifiante, il lâcha le fouet qu'il tenait et se recula en bredouillant une tonne d'excuses que je n'écoutais pas. Je me penchais sur l'enfant, pour soigner ses blessures avec un peu de magie. Une fois cet acte fait, je l'aidais à se relever.

-Quel est ton nom ?
-Lelio…madame
-Ne m'appelle pas madame, appelle moi Aliandra.
-Merci…Merci pour tout.

Je le gardais près de moi, lui tenant la main sans comprendre. Quel age avait-il ? Sûrement 11 ans vu sa petite taille et son visage juvénile. Je le regardais avec douceur comme quand je regardais ma petite sœur Susie.

-Lelio, pourquoi te battait-il ?
-Majesté il ne voulait pas…
-Vous silence, je parle à Lelio, vous avez bien de la chance que je ne vous ai point égorgé. Alors Lelio ?
-Je ne voulais pas aller chez le seigneur Romaric. On raconte tellement de chose horrible sur lui, et puis on raconte que les jeune gens qui y allaient, devenaient des créatures…
-Ne t'inquiète pas Romaric n'est pas comme ça. Se sont des fabulations, et puis je trouve ça indigne de se servir du conseil comme ça, mais celui-ci ne faut pas grand chose. Je te jure que tu n'iras pas. Viens avec moi Lelio.
-Où ça ? Où allons-nous et que ferons-nous ?
-Bâtissons ensemble l'Utopie où le peuple ne souffrira plus des caprices du conseil et des attaques des créatures de l'ombre.

Je le pris alors dans mes bras pour le poser sur mon cheval, avant d'y grimpais à mon tour, il était sur le devant de la selle, je l'enserrais doucement, prenant les rênes au passage, avant de faire demi-tour après avoir dit une dernière parole aux deux gardes.

-Annoncez au seigneur Romaric, que ce soir je dormirais en son château. Et sachez que ce sera votre dernière mission avant d'être répudiés.

J'ai déjà repartie au galop sans attendre leur réponse, je me dirigeais rapidement vers son château. Flocon ma monture, enchaînait les chemins tortueux vers le château. J'avais pris une ou deux heures d'avance. Je voulais des explications, je voulais le revoir. Deux ans, deux ans qu'il n'avait pas donné de nouvelle.

Lorsque j'arrivai devant les lourdes portes, elles s'ouvrirent devant moi et je continuai son chemin dans la grande cour. Descendant de mon cheval, emmenant Lelio avec moi, je parcourus le hall avant de monter les escaliers vers l'une des salles où Romaric passait son temps. Je courais presque, tenant le petit garçon par la main.

Lorsque j'ouvris le salon où nous passions notre enfance je m'arrêtais les joues rosies par l'effort. Il était là. Il n'avait pas grandis, un peu plus musclé, ses cheveux plus long, mais toujours aussi blond. Elle observa ses yeux sombres avec un sourire aux lèvres. Toujours les même feux, les même passions qui y brûlaient.

Lâchant la main de Lelio je courus pour me jeter dans ses bras, je sentis son étreinte se fermait sur moi tandis que je restais avec délice près de son corps ne pensant qu'à nous en oubliant le reste. Nous restâmes ainsi de longues minutes avant qu'il me prenne dans ses bras et me pose dans l'un des fauteuils, avec délicatesse il m'enleva ma cape et me défit les cheveux pour les peigner avec soin comme avant.

-Alors Alia, comment vas-tu ? Le peuple as-tu t'acclamer n'est-ce pas ? Après tout la version de ta mère était tellement crédible qu'ils n'ont pu qu'y croire. Pourquoi as-tu fait ça ? Pourquoi as-tu fuit en laissant les portes ouvertes ?

Je regardais l'âtre sans comprendre. Lelio avait été emmenée au cuisine, on m'avait demandé qui il était et j'avais répondu qu'il était un compagnon de route, qui devrait après me rejoindre ici. Je ne comprenais pas les paroles de Romaric, ses doigts fins prenaient soins de mes cheveux, mais sa voix était dure et froide.

-Qu'est-ce que tu racontes ? Les portes étaient fermées !!
-Ne ment pas !! Si tu savais tout ce qui s'est passé ! Des brigands ont attaqués des servantes, et ta sœur, elle est traumatisée maintenant !! Tu te rend compte, et le pire c'est que tu brûles la colline, toi qui aime tant la nature !!
-Je n'ai jamais rien fait de tel !!
-Ne ment pas Alia, je ne t'en veux pas, mais la reine ta mère n'as plus confiance en toi, il faut que tu la regagnes, il faut que tu retrouves la confiance que ta mère à perdue envers toi. Et pour ça, tu n'as guère le choix, tu dois prouver que tu es la future reine. Depuis ton départ, les gens se demande se qui va se passer si tu refuses le titre de Reine, toi qui as tout les pouvoirs, ta sœur ne pourra jamais te remplacer. Il faudra te battre, car une jeune femme t'a provoqué en duel. Si elle gagne c'est elle qui aura le titre de reine, et ça ne doit jamais arriver.
-Duel ??
-Oui, il existe une coutume qui dit que si une jeune femme du même âge que la princesse héritière veux se battre en duel avec elle pour avoir le titre de reine, elle peut. Elles ont trois épreuves désigné par la jeune fille et non pas par la princesse.

Je regardais toujours les flammes étonnée. Duel ? J'étais inquiète, ma mère n'avait donc plus confiance en moi au point d'accepter cet affront ? Je sentis alors des larmes couler le long de mes joues. J'étais déçue, je ne supportais que ma mère me répudie ainsi. Je sentis alors que Romaric me prenais dans ses bras pour me calmer comme quand j'étais petite.

Je pleurais silencieusement dans ses bras doux, sans pour autant parler où prononcer le moindre mots. Demains j'affronterais ma mère. J'affronterais mon destin. Si je m'en souviens bien je me suis endormie dans ses bras. Nous nous sommes quittés le matin, Lelio était parti pour l'escorte d'Ambor partie un jour plus tard pour assurer mes arrières. Je me souviens que Romaric m'avait fait un simple baise main en guise d'Adieu, je me souviens qu'il était plus froid qu'avant, mais je ne lui en tenais pas rigueur.

Tandis que je ressassais mais tristes pensées j'arrivais de la porte de la salle du trône. J'avais mis une de ses robes époustouflantes que les grandes dames portaient. J'avais même mis ma tiare d'argent signe de mon appartenance à la famille royale.

Je poussais les portes avec force avant d'enter, un port de tête majestueux, le regard fière, marchant avec dignité devant tous ses gens rassemblés. Les gens du conseil, il y avait même Ambor et Romaric, ainsi que Cassie et même cette jeune cartographe que le royaume employée. Arrivée au milieu de la pièce je faisais une révérence devant ma mère. Parfaite.

Je relevais les yeux vers elle. Elle était très belle. Je ne m'en vente pas Ce n'est pas parce que c'était ma mère que je dis ça. Ces longs cheveux argentés formaient une auréole de lumière autour de son fins visages aussi diaphane que le mien. Ses yeux ressemblaient aux miens traits pour traits. Gris avec des reflets bleus.

Ma mère les congédia tous d'un geste froid. Je les vis tous passer à côté de moi s'inclinant légèrement. Ils étaient tous au courant de la vérité bien sur. Lors que la salle fut vide, ma mère se leva du trône et alla vers moi d'un pas rapide.

Sa main claqua avec un bruit sourd sur ma joue. Son regard était plus froid que la pierre. Je la regardais avec haine. C'était la première fois qu'elle me frappait ainsi.

-Tu te rends compte ce que tu as fait à ta sœur A cause de toi, elle a était souillée par des manants et toi, tu pars découvrir le beau monde. Tu te rends compte ô combien j'ai pus être inquiète ?! Non mais vraiment !!
-Où est Susie ? Pourquoi n'est-elle pas là ?! Dites-moi où elle est !!
-Ô non tu ne la verras pas. Je refuse qu'un monstre comme toi la voie, mon petit ange ne devra plus te voir.
-Vous me traitez de monstre, mère ?

C'était la première fois que ma mère me parlait ainsi. J'étais déçue. Je lui en voulais. Des larmes commencèrent à perler mes yeux que j'essuyais d'un revers de main, j'e lui en voulais, je ne pouvais lui pardonner ses paroles.

Alors que je continuais de la fixer, ma sœur arriva en courant et se jeta dans mes bras. Elle pleurait, avec délicatesse je la pris dans mes bras pour la calmer. Chacun de mes gestes reflétaient l'affection que je lui portais. Ma petite Susie, mon petit ange, comment avais-je pu lui faire ça ? Je ne me souvenais en rien avoir laissé les portes ouvertes.

Alors que sa nourrice venait la chercher, je regardais désespérément le sol ne voulant plus regarder ma mère. Je n'osais affronter ses yeux gris froid après ce qu'elle m'avait dit.

Soudain je sentis le corps gracile et si fragile de ma mère me prendre dans ses bras me bercer doucement pleurant avec moi, me murmurant des mots que je ne comprenais pas. Mes jambes avaient lâchées depuis bien longtemps et ma mère était agenouillée derrière moi m'embrassant le visage. Quel triste tableau faisions-nous.

-Ma chérie, je sais que tu l'aimes, oh mon ange, ce n'est pas ta faute, mon cœur, mon amour, il faut que tu résistes à ces ténèbres qui sont autour de nous. Tu dois être reine, je sais que tu ne le veux pas mais fait le pour nous, pour Susie. Ma petite mon amour, je sais que tu ne va pas bien, mais ce n'est pas ta faute. Demain on parlera de ton cas, tandis que toi tu prépareras pour ton combat veux-tu. Ce défi mon ange, il faut que tu le réussisse ma petite fée. C'est très important, car aucune reine n'a jamais été évincée de son trône.
-Mais maman, qui est mon adversaire…
-Une grande guerrière, elle te défit sur la magie, le combat à l'arme blanche ainsi que dans l'art de la musique. Elle se nomme Deirdre, Deirdre Corey…
-Corey ? Aurait-elle un quelconque lien avec Romaric ? Maman…
-C'est sa sœur…La Châtelaine de Raidhaz…

Alors Romaric avait une sœur ? Comment étais-ce possible, Pourquoi ne m'avait-il donc jamais prévenu ? Comment se faisait-il que je ne l'aie jamais vu ? Tandis que je restais ainsi dans les bras de ma mère, toutes mes pensées étaient tournées vers cette Deirdre, ma rivale, mon ennemie, si je puis dire. Romaric, comment avait-il pu accepter que sa sœur me provoque ? Je ne comprenais plus rien, j'étais perdue.

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Lovie
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   Posté le 10-10-2006 à 20:02:19   Voir le profil de Lovie (Offline)   http://aetas.alloforum.com   Envoyer un message privé à Lovie   

que dire à part


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Shushu
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   Posté le 11-02-2007 à 14:36:24   Voir le profil de Shushu (Offline)   http://hallucinations.site.voila.fr/   Envoyer un message privé à Shushu   

Chapitre 6 : Question d'Honneur

Après une entrevue des plus tourmentée avec ma mère, je quittai la salle du trône et j'errai sans fin dans les couloirs du château. Mes pas me menèrent jusqu'au chemin de ronde, ou dans ma gêne, je laissais mes chaussures dans un des couloirs. Assise sur l'un des remparts en dessous d'une battisse en bois dont j'ignorais la fonction, je regardais au loin vers l'endroit où le soleil se coucher pour laisser les trois lunes d'argents se lever.

Alors que je me perdais dans la contemplation du ciel qui commençait à se parsemer d'étoile, je n'entendis pas le craquement que faisait la tour, et en moins de dix secondes, je me retrouvai projetait sur la droite et atterrit avec douleur sur le sol, protégée par une jeune femme que je ne connaissais pas. Après tout se succéda, soldats, servantes, on m'emmena loin de cet endroit pour ma chambre, laissant ma sauveuse aux mains des soldats, et d'un conseiller royal.

Tout était devenu noir pour moi. Je ne comprenais plus rien. Le chemin de ronde, perdue dans mes pensées. Cette femme. Elle m'avait bien sauvée la vie. Pourquoi ? Qui, comment ? Les chemins de ronde devaient être déserts, c'était pour ça que j'y étais allée. Je secouai la tête avant de sortir sur le balcon, en simple robe de soie qui me servait de chemise de nuit. Les servantes étaient partie se coucher, ébranlées par tout ce qui venait de se produire.

Le ciel me paraissait tellement éblouissant avec ces trois lunes. Sans vraiment le vouloir je me suis endormie là. Assise sur le dur sol de mon balcon je me suis endormie, la tête levée vers les étoiles, ou mon esprit se perdit.

Le lendemain matin, après m'être fait habiller, coiffer, après avoir criée sur pas mal de servantes, renvoyée le petit déjeuner au moins trois fois, demandais qu'on me ramène ma sœur, Lelio, qu'on m'apporte des nouvelles de la réunion qui avait lieu sur mon cas, ainsi qu'on m'amène ma sauveuse. J'étais enfin calme.

Je me trouvais dans un des salons privés du château, ma petit Susie sur les genoux, Lelio à mes côtés qui m'avait expliqué pas mal de chose. J'étais heureuse de savoir que Romaric l'avait emmené et avait obéi à mes ordres. Je jouais de la cithare tout en écoutant ma sœur chanter comme un rossignol. Puis on ouvrit les portes et je repris un air digne donnant l'instrument à Lelio et faisant taire ma sœur d'une caresse sur la tête. Je vis entrer la cartographe royale.

Elle était très belle. Pourtant quelque chose me gêna en elle. Sans que je saches pourquoi. Elle s'inclina devant moi et se releva après avoir reçu l'ordre de pouvoir le faire. Je laissais ma petite sœur sur le fauteuil avant de me lever et de m'approcher d'elle gardant toute mes manières princières. Je lui pris la main, un regard de reconnaissance avant de lui dire d'un ton doux.

- Dame Francesca Doloris, je vous dois la vie, et sachez que j'ai envers vous une dette que je ne pourrais sûrement pas acquitter si ce n'est en sauvant la votre à mon tour. Je sais que vous vous attendiez sûrement à voir ma mère, mais pour l'instant elle est occupée avec le conseil.

Par mon silence qui s’ensuit, je lui intima qu’elle peut parler, ce qu’elle fit. Je trouvais qu’elle avait une étrange façon de me regarder par en dessous, la tête baissée. C’était sûrement une sorte de respect, ou de timidité. Et puis elle avait un sourire tellement pur … trop pur ?

- Princesse Aliandra, je n’attends pas d’être reçue par la reine, ni récompense, ce n’est pas un dû. Sachez juste que si je n’avais pu empêcher ce malheur, je m’en serais voulue toute ma vie.

- C’est tout à votre honneur. J'ai su que vous étiez d'une grande aide à ma mère, et je ne peux que vous en être reconnaissante. En espérant que vous me servirez quand mon heure viendra aussi bien que maintenant en servant ma mère.

La jeune cartographe eut un sourire encore plus marqué et sembla baisser davantage la tête en signe de soumission, ou de dévotion. Alors que j'allais lui parler à nouveau, je vis une jeune femme arriver devant la salle. Je m'excusais au près de Francesca avant de me diriger vers elle. Celle-ci m'observa d'un regard ironique, un peu fier, avant de me dire qu'on m'attendait au conseil. Laissant Susie au bon de soin de Lelio je suivis la jeune femme, voyant la cartographe partir de son côté. Ne m'en souciant guère, j'arrivais devant les lourdes portes de la salle que je poussais avec hargne. Je n'étais vraiment pas de bonne humeur.

Alors que je marchais en direction du trône, j'entendis des murmures en m'inclinant. Ma mère me rendis mon salut tandis que j'allais m'asseoir à ses côtés. Les murmures ne cessaient de s'accentuer dans le silence pesant de la pièce. Romaric me fixait, Cassie me regardait inquiète tandis qu'Ambor baissait les yeux. J'observais tout ce beau monde qui semblait m'injurier dans leur messe basse avant de me lever soudainement.

- C'en ai assez ! Dis-je d'une voix froide et cassante. Les murmures se turent précipitamment dans que je descendais pour arriver à leur hauteur. Je les observais un à un, les vingt personnes tenant le titre de conseiller royal.

- Oui je suis partie. Oui j'ai fugué. Oui j'ai mis en péril ma sœur sans le vouloir. L'incendie n'est pas de ma main. Que voulez-vous d'autre comme aveux ? Cela vous fait-il plaisir ? Ou faut-il que je continue pour que vous soyez satisfait. Vous n'oubliez pas quelque chose ? Ne suis-je donc pas votre f